Couv_353820Les éditions Soleil ont lancé une nouvelle série de science fiction fin 2018 ( voir le tome 1 : Islandia par J.-L. Istin au scénario et Z. Radivojevic au dessin). Il s'agit pour l'éditeur, comme il le fait par ailleurs dans d'autres collections, de proposer plusieurs albums d'une même série, dessinés et scénarisés par des auteurs différents, et partant d'un cadre identtique. Dans "Conquêtes", les humains ne peuvent désormais plus vivre sur Terre, l'environnement étant devenu irrepsirable. Ils doivent la survie de leur espèce à la conquêtes de nouveaux monde. Pour ce faire, ils lancent des expéditions vers des planêtes respirables, mais inconnues! Les 5 premiers albums annoncés sont tous sur ce même credo.

Alors que le tome 1 mettait en scène des colons terriens d'origine germanique, dans ce deuxième tome intitulé Deluvenn, dessiné par B. Benoît et scénarisé par Nicolas Jarry, les protagonistes sont décrits comme des terriens de la zone sud Mediterranée, sans plus de précisions.

Les premières pages de Deluvenn, très soignées, nous montre des vaisseaux spaciaux décrits comme de la camelote d'origine chinoise, en train d'arriver tant bien que mal au abords d'une nouvelle plantète à conquérir.

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Le héros, sorte de mécano aux bras musclés, travaille comme un forçat pour essayer de maintenir en vie le vaisseau dans lequel il se trouve. La planête en laquelle les terriens placent leur espoir de survie est un monde océanique parsemé d'archipels que nos terriens des cités du sud de la méditerranée vont devoir coloniser, coute que coute!

Comme dans le tome 1, l'apparente facilité de l'entreprise :planète vide sans technologie ni alien et aux allures de paradis terrestre, va vite se révéler être un cauchemar pour nos envahisseurs terriens.

Ce qui est intéressant ici, outre la trouvaille et l'originalité des créatures auxquelles vont devoir faire face les humains dans la seconde partie de la BD, c'est la personnalité du héros. Une grande partie de l'histoire va tourner autour de ce personnage impuslif (on parle bien du musclé de la couverture, il s''appelle Idris), quasiment maudit, à la vie complexe et ratée, mais qui tente coute que coute de lutter pour la survie de ses enfants et de sa famille éclatée. Exactement comme dans le tome 1, la seconde partie de la BD est consacrée à la "baston" contre les premiers occupants de la planète qui mettent en place leur stratégie de réponse à cette invasion terrienne (stratégie qui est exactement du mêmeCouv_357361 ordre que pour le tome 1  Islandia).

Outre le fait que ce second tome se perd un peu en conjonctures scénaristiques passés les 2/3 du récit, il fait preuve d'atouts indéniables sur le plan de la culture SF d'une part, mais également sur le plan graphique.  Les éditions Soleil proposent deux versions pour cette BD: une version "de base" en couleur, et une version noir et blanc, un peu plus grande, qui permet de mieux apprécier la grande finesse du dessin de Bertrand Benoit, notamment sur les visages.

Est-ce que l'achat du tome noir et blanc vaut le coup? Comme complément à la lecture de la version couleur, il est très appréciable! Sa taille offre un bon confort de lecture et permet au lecteur de bien comprendre, par défaut, ce qu'apporte un coloriste sur une BD! On appréciera les différences de lecture et de visibilité, notamment sur les Aliens, entre les deux versions!