Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérome Mulot se sont associés pour nous concocter une bande dessinée assez inédite au regard de leur précédente production, et qui plus est, publiée dans la prestigieuse collection "Aire Libre" de Dupuis!


L'histoire :

Vives-Ruppert-Mulot-Odalisque-Extrait-sept2012 Une ouverture a été pratiquée au sommet de la grande verrière du musée d'Orsay. C'est juste ce qu'il faut pour permettre à un corps de passer. Un plan rapproché sur le câble qui soutient le lustre central nous permet de comprendre que ce cable a été utilisé comme chemin d'accès pour parvenir jusqu'aux collections... Le gardien lance un appel, mais dans le poste de contrôle vidéo les corps inanimés des autres gardians gisent au sol! Nous sommes au milieu d'un cambriolage violent, et cela ne fait que commencer...

Le sujet de "La Grande Odalisque" n’est pas à proprement parler une ode à la peinture romantique d’Ingres. Les héroïnes de l'histoire sont trois jeunes femmes :Alex, Carole et Sam. Sportives, sexy, aguerries à la pratique des arts martiaux, au tir à l'arme de guerre, elles pratiquent des casses à la manière d'un commando dans des lieux réputés inaccessibles! Ces Trois filles vont s'affronter aux systèmes d'alarme des plus grands musées nationaux, aux GIGN, aux cartels de la drogue mexicains...

Ce que j’en pense :

L’aspect totalement inédit de cette BD réside d'abord dans le fait qu’elle est écrite à trois mains. Un tandem bien connu de la Bande dessinée indépendante : Ruppert & Mulot, s’est associé à une autre étoile montante : Bastien Vivès! Le thème est lui aussi une surprise :

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celui des aventures de trois cambrioleuses sexy et cascadeuses dans une BD qui adresse un clin d'oeil au manga "Cat's eyes" et à la série "Droles de dames".

 

Ruppert et Mulot avaient beaucoup publié chez l’Association, proposant des œuvres assez avant-gardistes et parfois difficiles d'accès, notamment au niveau de la construction narrative, du graphisme et de l’atmosphère. Pratiquant un humour assez glacial, matinée d’une bonne dose de sadisme et de violence, ces deux auteurs sont connus pour des titres qui ont fait date comme « Panier de Singe », « Sol carrelus », "le tricheur" ou bien encore « Irène et les clochards ».  Les visages de leurs personnages sont dessinés sans yeux ou avec deux traits en forme de v qui leurs donnent un air froid et menaçant!

Dans "La grande odalisque", c’est Bastien Vives qui s’est chargé de tracer les visages! Il posséde lui aussi un style minimaliste mais beaucoup plus "chaleureux". Ce qui est notable c'est que les deux styles ne s’entrechoquent pas mais se complètent, mieux, cette association semble naturelle.

La grande odalisque #1

J'ai été propulsé dans cette BD hybride des la première case et il m'a été très difficile, voir impossible d'en abandonner la lecture une fois commencé! C'est un signe qui ne trompe pas! 

 

 

 

 

La grande Odalisque de Vivés/Ruppert/Mulot chez Dupuis collection Aire libre) DL : 09/12