DEVIATION BD

Blog critique qui fait cohabiter bande dessinée "Z" de mauvais genre et auteurs indépendants!

28 novembre 2008

Étoile du Chagrin

n762123193_999594_5226Étoile du Chagrin de Kazimir Strzepek chez ça et là éditeur 2008.

Cette petite BD américaine en noir et blanc qui à priori présente des airs de BD indépendante plutôt intimiste et underground  se révèle être un produit  "grunge" et  très original qui, au fil des pages, dévoile un scénario totalement SF post apocalyptique... Strzepek a créé un monde original peuplé de mutants mi-animaux, mi-humains aux sympathiques minois "nipponisant" à la fois félin, reptile et lutin...

L'histoire démarre au moment ou une comète passant bien trop prés de la planète  cause un cataclysme qui boulverse tout, la civilisation est ruinée, le chaos s'installe. Les personnages de l'étoile du chagrin en proie au doute, au chagrin et à la folie tentent, donc par petits groupes ou en solitaire de survivre dans un monde livré à la ruine technologique et à la violence anarchique des bandes armées. Les deux héros (sur la couverture)  errent à la recherche d'un peu de nourriture avec le vague espoir de retrouver leurs proches disparus. Dans l'Etoile du chagrin, même avec des armes rudimentaires  (épées, ciseaux, etc...) chaque rencontre est prétexte à un déchainement de violence aveugle. Il y a bien sur des méchants sans pitié face aux  gentils assez démunis, il y a des corbeaux anthropomorphes experts dans l'art du combat qui découpent les têtes avec du fil à couper le beurre, il y a un justicier solitaire perdu dans le désert, des règlements de comptes,des rêves de vengeance, etc... Ainsi "Etoile du chagrin" est parfois glauque, bourré d'action et ce tome 1 qui pose le décor et les personnages nous laisse un peu sur notre faim, en espérant que le scénario tienne toutes ses promesses dans le second volet à paraître...

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18 novembre 2008

Les bonnes manières d'hier et d'aujourd'hui

bonnes_mani_resLes bonnes manières d'hier et d'aujourd'hui, traité du savoir vivre en certaines occasions choisies.(collectif paru chez Actes sud-l'An2 en juin 2008).

La BD forme un ensemble d'histoires courtes qui sont autant de scènes de la vie de tout les jours, de celles qu'on est amené à voir, à subir, à vivre et qui laissent apparaitre le savoir-vivre (ou plus souvent l'absence de savoir-vivre) de nos contemporains entre eux. L'ensemble forme un tout très cohérent, équilibré, hyper original et rempli de noms prestigieux de la BD indépendante. J'ai préféré les histoires de Natacha Sicaud : les bonnes manières dans le métro , "Les bonnes manières au téléphone" de Ludovic Debeurme, "la première visite aux beaux-parents" d'Antony Pastor, ainsi que l'histoire de Baudoin (toujours aussi efficace et personnel).
Graphiquement c'est à chaque fois du noir et blanc rehaussé de rouge et de rose, cela donne une cohérence graphique à l'ensemble ou tous les styles sont mis en valeur.

Posté par Julien F à 20:40 - lectures "indépendantes" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2008

Rock'n roll life

Rock_n_roll_life_copieAuteur: Bruce Paley et Carol Swain
Editeur: ça et là, 2008

Roman graphique autobio témoignage de ce que fut la "beat generation" à travers des morceaux de vie de Bruce Paley sur les routes américaines.
L'auteur se met en scène à travers une suite de petites aventures à la saveur et au ton ultra réaliste qui commencent dans les années 60 lorsque le jeune Bruce décide prendre la route (ou plutot de s'enfuir) avec sa petite copine de 16 ans vers la Californie avec 20 dollars en poche. Cette BD est un voyage qui finit à Londres presque 20 ans plus tard en peine période Punk. Le narrateur nous dresse un portrait de l'Amérique des seventies à travers les mouvements hippies, la guerre du vietnam (à laquelle il échappe), la drogue, les filles, ect... Une BD qui ravira à coup sur les fans d'Easy rider et de Jack Kérouac.

Histoire dans l'histoire, Bruce Paley , à un moment de sa vie recherche désespérement en librairie d'un des romans de Kérouac qui semble le fuir : 'Tristessa'. Lorsqu'il le trouve  par hasard quelques années plus tard, il s'empresse bien sur de l'acheter mais au lieu de le lire il le range sur les étagères. Son envie est morte d'ou sa citation de Thomas Wolfe: "On ne peu pas retourner chez soi". Sorte de parabole qui définie assez bien ce que cherche à nous démontrer Bruce Paley...

Posté par Julien F à 17:19 - lectures "indépendantes" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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